mardi 4 octobre 2022

Comment les idées des peuples évoluent-elles ?

Comment les idées des peuples évoluent-elles avec l’apport d’idées importées ?

Le rôle du langage, du vocabulaire, des erreurs de logique, des accents, …

L’évolution progressive de la langue, puis des idées, des valeurs, des modes de vie, des mœurs, du consensus social, du pacte républicain …

Les changements progressifs des croyances philosophiques, spirituelles, religieuses, …

Ces changements d’apparence anodins et innocents peuvent-ils conduire à des dérives dangereuses et déboucher à la longue sur des conséquences gravissimes, des pertes d’identité, une colonisation larvée, cachée ?

A l’opposé, la résistance à ces changements progressifs ne conduit-elle pas à une sclérose des idées et un blocage mortifère ?

Ne risque-ton pas d’en arriver à se braquer sur des idées rigides qui pourraient déboucher sur un nationalisme stérile ?

Le contact tracing

Oui, mais certains habitants n’ont pas de smartphone, ou n’ont pas activé la géolocalisation, ou n’ont pas leur smartphone sur eux ? Comment optimiser le système ?

Dans un souci de sécurité, pour que le système soit sans faille, on en viendra progressivement à :

1- Création d’un service d’État pour la géolocalisation, indépendant de toute firme privée et/ou étrangère (Google Maps)

2 - Obligation d’avoir un smartphone

3 - Obligation de le prendre quand on sort

4 - Obligation d’activer la géolocalisation

L’interdiction de sortir sans son smartphone. Puis devant les difficultés matérielles qui seront avancées, la dématérialisation de l’outil s’imposera. Cela signifie les implants, le cyborg.




On y vient. Lentement, mais sûrement.

Un des privilèges de l’âge

Un des privilèges de l’âge concerne l’amour, l’amitié et les autres relations humaines.

Tout le monde se transforme avec l’âge. Mais ces évolutions sont souvent lentes et ce n’est qu’après de nombreuses années que l’on peut connaître la version tardive d’une personne. Les gens changent d’abord physiquement et c’est le plus facile à observer. Les corps changent. Certains prennent du poids, d’autres se courbent. Souvent aussi, les traits du visage s’enlaidissent. Le nez grossit, les joues tombent, la bouche se tord, les yeux rétrécissent… De plus, les gens changent aussi en caractère, en intelligence, en vivacité d’esprit. Enfin, leurs opinions politiques, leurs activités sociales, leurs goûts artistiques, leur sens de l’humour, tout cela aussi est susceptible de rendre ces gens moins attrayants qu’ils ne l’étaient.

Tout le monde ne se dégrade pas forcément. Heureusement, les évolutions se font parfois dans le sens d’une bonification, au moins en ce qui concerne le portrait moral d’une personne.

Comme le bon vin, certain-e-s qui étaient fougueux-ses et précipité-e-s sont plus posé-e-s et serein-e-s avec l’âge.

Certain-e-s qui étaient moches, se sont embellis jusqu’à devenir très charmant-e-s ou séduisant-e-s. Je pense à la fable du Vilain Petit Canard ou à une personne bien réelle comme Marylin Monroe.

Il arrive cependant que l’on soit amené des années après, à croiser certaine fille ou certain garçon, amour ou amitié de jeunesse, que l’on regrettait d’avoir laissé partir. Le premier regard suffit alors à effacer ce regret. Et même lorsque le physique n’a pas décliné plus que la moyenne, quelques paroles échangées auront tôt fait de faire tomber de haut celui ou celle que l’on mettait sur un piédestal. Si l’exemple ici concerne les personnes perdues de vue, il en va tout autant des amis que l’on continue à fréquenter régulièrement. Tous, nous changeons. Et pas forcément en mieux.

Si certains peuvent décider que le physique n’a qu’une importance minime, il sera toujours difficile de passer outre les défauts de caractère d’une personne avec laquelle on n’a plus rien en commun et avec laquelle chaque rencontre devient pénible.

Le privilège de l’âge que j’évoque ci-dessus consiste dans la capacité à identifier des constantes, ou au moins, de fortes probabilités que les gens se dégradent ou se bonifient. Jusqu’à même pouvoir repérer les facteurs qui font qu’une personne se dégrade ou qu’une autre se bonifie.

Ou plus exactement, c’est l’habitude de voir les personnes se dégrader ou se bonifier, tout en croisant ces changements avec des causes possibles, qui permet de dire que tel comportement, tel environnement est probablement néfaste, et que tel autre au contraire a de bonnes chances de rendre la personne meilleure.

Publication dans une revue scientifique

Dans un monde ou la science a pris la place de la religion, ou le matérialisme scientifique a phagocyté l’espace et remplacé le spirituel, l’irrationnel, le ressenti, l’improuvé, le dogme religieux laisse la place aux lumières de la science.


La publication dans une revue scientifique devient le mètre étalon de la vérité.


Dès lors, prendre le contrôle de la publication dans ces revues permet de manipuler la vérité.

Cela ne nécessite pas forcément de posséder ou de maitriser ces revues, mais plus exactement de contrôler les critères des juges qui ouvriront les pages de ces revues et les critères des scientifiques qui réalisent les études et rédigent les articles.


Au delà encore, c’est toute la filière scientifique de la formation universitaire, voire même scolaire, jusqu’à la consécration par la nobelisation, qui pourrait être corrompue.


En effet, les prix scientifiques, Nobel ou autre, consacrent la vérité.



Les tendances à l’aube des années 2020

« Les gens ont l’impression qu’on ne leur dit pas tout et qu’on ne leur dit pas la vérité. »

Les écarts se creusent. Les inégalités progressent.

Le fossé se creuse entre la population et la police.

Le chemin de crête est de plus en plus étroit entre le camp des racailles et celui des fachos.

Chacun se sent autorisé à contester l’autorité. On en retire même une certaine fierté, un certain prestige… Contester, protester, manifester, c’est à la fois une manière de faire montre d’esprit critique, en résistant à la manipulation de masse, et de faire preuve de courage, en s’érigeant en défenseur des libertés universelles et pour le bien de l’humanité.

Parents, professeurs, patrons, police… toutes les autorités sont contestées.

Les jeunes s’opposent aux vieux. Exacerbation manichéenne des oppositions : ancien monde/nouveau monde…

Les féministes s’extrémisent : défense et promotion de la GPA, féminisme de 3e génération (ou de la troisième vague) ...

Les LGBT s’extrémisent : défense et promotion de la GPA

Les antiracistes s’extrémisent : réunions réservées aux racisés ; concept de racisme systémique ; négation du racisme anti-blanc…

Les écarts se creusent entre les consommateurs, dans leurs exigences, notamment alimentaires, et les industriels...

L’écart se creuse entre les moyens de l’information (édition, presse, radios, télés, internet et réseaux sociaux…)

En toute chose, le plus souvent, partout il faut s’efforcer d’établir et de développer partout des terrains d’entente. C’est ce travail de diplomatie qui devient de plus en plus difficile.

Aujourd’hui, l’espace du consensus se fait de plus en plus rare.

Les idées et les militants

15 mai 2020

Comment les idées naissent-elles ?

Ou comment sont-elles générées par les hommes ?

Comment les hommes se fabriquent-ils des idées ?

Quelle est la genèse des idées ?


Toutes les idées ne se valent pas. Il y en a de bonnes et il y en a de mauvaises.


Il n’est pas juste de juger de la valeur d’une idée en fonction de sa genèse.

Car toute idée a une valeur intrinsèque, indépendamment de sa genèse.


Il est néanmoins intéressant de déceler la nature d’une idée en fonction de son émetteur : création originale ou simple reproduction ?


Le développement des idées :


Théoriquement, la valeur intrinsèque d’une idée est également indépendante de sa diffusion.

Or ce n’est pas le cas dans le monde réel.

Parmi les hommes, la force d’une idée se mesure à sa capacité à essaimer, à se répandre, à être reprise et adoptée par le plus grand nombre.


En politique notamment, le nombre fait la force. Plus une idée sera répandue, plus on dira qu’elle est forte. La démocratie s’est construite sur cette réalité.


Une des mauvaises raisons des hommes pour se faire des idées est leur volonté de se faire accepter dans un groupe. Pour intégrer un groupe, il est souvent nécessaire et toujours utile d’adopter les codes, les valeurs, les comportements et les idées de ce groupe.

C’est souvent inconsciemment que ces changements sont opérés. Lorsqu’ils sont conscients, ces changements sont perçus positivement puisqu’ils permettent ou facilitent l’intégration dans le groupe que l’on a (librement?) choisi d’intégrer. Justement pour les idées que ce groupe porte, pour les objectifs qu’il poursuit et aussi pour les luttes qu’il mène.


Cependant, une idée adoptée dans le seul but d’intégrer un groupe ne me paraît pas avoir la même valeur qu’une idée individuellement créée ou issue du débat constructif, découverte par un raisonnement logique et intellectuellement honnête, d’une réflexion profonde et rigoureuse, d’une pensée sincère et bienveillante, et qui peut être facilitée par la méditation. La première n’est qu’un moyen de renforcer un groupe qu’on a choisi pour ses luttes militantes dont on pense qu’elles vont changer le monde pour le rendre meilleur (selon nos critères subjectifs). Alors que la seconde est un dessein, une finalité en soi et qui n’a d’autre but que la révélation de la vérité, ou la mise à jour de la connaissance du monde donné.


L’archétype du militant est le supporter. Bête et discipliné.


Le militant est comme le supporter  : il a délégué, abandonné au groupe le travail de réflexion. Il a renoncé à tout ou partie de son esprit critique vis-à-vis de son groupe. Dans le meilleur des cas, il l’a amoindri, affaibli, mis en sourdine. Car tout son esprit critique s’est mué en force rigide au service du groupe. Il ne pense plus puisque sa pensée est remplacée par son objectif à atteindre et vers lequel tous ses muscles sont tendus. Son esprit militant est justement concentré et focalisé contre une cible unique qui est celle du groupe. Tous ses arguments sont un catéchisme appris par cœur et apporté tout fait par d’autres dans le groupe. L’individu militant ne pense plus par lui-même. Il se contente d’apporter sa voix, ses actions, sa force au groupe. Il en est devenu un élément interchangeable.


Lorsqu’il devient conscient de ce problème, le militant rebelle peut avoir pour ambition d’apporter un jour ses propres idées au groupe. Il confirmera ainsi la nature hiérarchisée du groupe : ceux qui apportent les idées, ceux qui les défendent. Les théoriciens et les militants de base.

Il constatera alors combien il lui est difficile et couteux de prétendre monter dans la hiérarchie. Il lui faudra beaucoup de patience. On lui indiquera où se trouve la file d’attente. Il constatera qu’elle est interminable. S’y étant rangé avec discipline, il ne tardera pas à remarquer que certains bénéficient de passe-droit et de coupe-file. Il questionnera, se fera des amis dans la file.


Au prix de quels compromis, de quels renoncements, et de quels sacrifices devra-t-il passer pour espérer un jour exprimer ses idées dans le groupe ?

Certains couchent, d’autres paient. D’autres mentent, trichent, volent, ou tuent. La plupart prennent des libertés avec la vérité, l’honnêteté, la justice, le droit. Ils se persuadent en silence que la lutte est bonne et que d’autres, plus haut se chargent de la théoriser. La cause a besoin d’exécutants. Ceux-ci seront récompensés en temps voulu. Peut-être.


Citations :


1- "Qui suit un autre il ne suit rien. Voire il ne cherche rien" Montaigne


2- Thomas Jefferson


3- La pensée est comme un éclair dans une longue nuit ; mais c’est cet éclair qui est tout. » Henri Poincaré


dimanche 27 mars 2022

Je ne suis pas féministe

Je ne suis pas féministe. Mais je ne suis pas misogyne non plus. J’aime les femmes comme j’aime les hommes. Dans leur diversité.  Les femmes ne sont ni plus ni moins intelligentes que les hommes, si tant est que l’intelligence puisse être mesurable.

En revanche, par de multiples domaines elles se distinguent des hommes. Ces différences sont-elles consubstantielles de leur nature féminine, si tant est qu’il existe une nature féminine ?

Mais dans de nombreux domaines, le fait d’être homme ou femme ne fait pas de différence.

Je suis pour l’égalité de traitement et pour l’égalité de droits.

Je suis opposé à toute discrimination fondée sur la différence de sexe.


Est-ce suffisamment clair ?


J’ai passé une grande partie de ma vie professionnelle entouré principalement de femmes : mon métier est très féminisé.

Je n’en ai pas souffert, bien au contraire. J’ai trouvé des personnes d’un bon niveau intellectuel, ouvertes, tolérantes, et organisées. Toutes qualités que l’on peut retrouver en même proportion chez les hommes. Elles avaient parfois aussi des défauts comme peuvent en avoir les hommes : bavardes, manquant de logique, intrigantes…

Je pense que femmes et hommes sont complémentaires.

Je n’approuve pas le néoféminisme. Je trouve qu’il va trop loin. Je trouve qu’il oppose trop les femmes aux hommes. Il ne doit pas  y avoir de guerre des sexes. Hommes et femmes sont faits pour s’entendre. Pour le bien de l’humanité.

Parlons de l’histoire.

Les femmes ont-elles été exploitées depuis la nuit des temps ? Ne jugeons pas le passé avec les valeurs du présent.

N’ont-elles pas trouvé aujourd’hui une place équitable dans le monde ? Certes pas encore partout, mais justement, nous devons concentrer nos efforts sur ces pays ou l’inégalité persiste et où elle est la plus forte. Mais reconnaissons que dans la partie du monde qu’on appelle « Occident » ou plus étroitement mais plus sûrement en Union Européenne, le statut de la femme a positivement évolué au niveau des droits, je ne sache pas qu’il reste des droits réservés aux seuls hommes ?

S’il reste du chemin à parcourir, et il en reste, il faut parvenir à cette égalité que tant d’hommes et de femmes appellent de leurs vœux. Mais sans la dépasser pour verser dans une inégalité inverse.

Parlons du patriarcat.

Le patriarcat est-il l’ennemi de la femme ?

Le patriarcat est-il issu des religions ?

Parlons des religions.

Les religions sont-elles opposées aux femmes ? Les religions sont-elles un instrument d’oppression des femmes ? Toutes les religions ?

Assumer nos contradictions

 Assumer nos contradictions


Je suis complètement opposé au numérique, je pense qu’il est en grande partie la source de nos problèmes. Je ne serais pas loin de le diaboliser.


Et pourtant ! Je me suis fait vacciner. Je suis conscient que la vaccination est la seule voie pour endiguer la propagation de la pandémie et donc pour sauver des vies.


Et en même temps, je suis de ceux qui pensent que c’est la course effrénée vers plus de numérique qui a créé les circonstances, les conditions d’apparition de ce virus. Je m’explique : c’est en allant vers toujours plus de numérique que l’on valide, cautionne un certain style de monde, propret, aseptisé, capitaliste, égoïste, individualiste. Ce monde numérique est destructeur de l’environnement, mauvais pour l’écologie, pour les forêts, pour la planète.


Et donc la planète réagit, répond, se défend, contre-attaque même.


Je suis opposé au numérique, mais je veux vivre. Pour vivre, je me fais vacciner, car je crois que le virus peut être mortel ou au moins, très dangereux. Je crois aussi que ce virus va muter pour devenir de plus en plus contagieux et dangereux.


Et j’admets que le numérique avec ses QR codes, les pass sanitaires, sont des outils efficaces pour ralentir la propagation de la pandémie.

Plus encore, je sais que le numérique, avec son monde propret, aseptisé, efficace, est consubstantiel de la recherche médicale qui a permis de mettre au point les vaccins, notamment les vaccins à ARN messager.


J’ajoute qu’avec le numérique, c’est le scientisme, cette « religion de la science » que je suis aujourd’hui contraint de réhabiliter si je veux rester honnête et cohérent en allant jusqu’au bout de mon raisonnement.


Assumer mes contradictions, c’est ce que je suis obligé de faire dans ce monde complexe. Le devoir d’honnêteté intellectuelle me conduit dans des méandres sans fin de convictions et de contre-convictions, de renoncements et de contre-renoncements, dans un ballet enivrant de retournements de veste. 

C’est ce qui distingue ma pensée de la pensée commune, car la plupart des gens rechignent à changer, mettent un point d’honneur à rester fidèles à leurs idées, à leurs convictions, et ce faisant, s’enkystent à défendre un seul camp.


Et quand, par exception, ils acceptent de se remettre en question, voire de changer de camp, ils ne le font qu’une seule fois. Continuer de changer les mettrait dans la catégorie des girouettes, ce qui, c’est bien connu, est très péjoratif.


J’ai décidé d’aller explorer cette voie délaissée de la girouette.


Il y a du Edgar Morin dans cette pensée complexe qui admet tout et son contraire.


Car oui, il y a du vrai de part et d’autre. De même qu’en politique. Ni la gauche, ni la droite ne détiennent le monopole exclusif de la vérité, de la voie juste. Ni les extrêmes, ni le centre.


De même en matière de lutte contre le virus, contre le numérique, contre le scientisme, il y a du vrai partout. Et du faux aussi.


Tout dépend la valeur et la signification que l’on donne à la vie.

Que vaut la vie si elle est dépouillée de tout ce qui fait sa saveur ?


La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie !


La pensée complexe, c’est le triomphe du « en même temps ».

Réconcilier les extrêmes

 Desmond Tutu : paix à son âme, Desmond Tutu vient de nous quitter aujourd’hui 26 décembre 2021. Ce grand homme, prix Nobel de la paix 1984, prenait parti et militait en faveur d’une cause, et cependant acceptait de ne pas tout rejeter dans les thèses de ses adversaires.

Je veux m’inspirer de cette ouverture d’esprit et de cette tolérance pour construire une voie qui, sans être celle d’un compromis mou et fade, saurait reconnaître à chaque camp des vérités apparemment inconciliables.

Je veux affirmer que les oppositions sans concession sont une impasse qui ne conduisent qu’à la violence.

Je veux mettre en préalable une valeur indépassable qui est la non-violence.

Toute pensée, toute idée, toute orientation qui conduit à la violence est immédiatement discréditée.

D’autres valeurs sont également nécessaires à la réussite de cette entreprise : l’honnêteté intellectuelle, la bonne foi, le désir d’apaiser, de réconcilier, d’avancer sur un chemin commun.

Il faudra accepter de reléguer au second rang d’autres valeurs sans doute respectables et importantes mais qui seront toujours subordonnées aux premières : la fidélité à mon camp, la solidarité avec mon groupe, le soutien à mon parti.

Entrons dans le vif du sujet en prenant un exemple d’actualité : la fachosphère et les antifas.

Comment tracer une voie honnête et juste entre ces deux camps qui ne sont plus aujourd’hui des

adversaires politiques mais des ennemis qui sont sortis du débat pour entrer en guerre ouverte.

Méthode :

1- écouter, lire, comprendre les points de vue et les idées de chaque camp.

2- rechercher la vérité, les faits avérés, incontestables, prouvés.

Les distinguer des non-faits :

les exagérations, les interprétations, les approximations, les hypothèses, les conjectures, les projections

dont la réalisation est possible, mais incertaine.

3 – écarter, ou au moins, considérer comme tels, ce qui relève de l’idéologie ou de l’émotion.

N.B. : chacun a bien sûr le droit d’éprouver des émotions, de ressentir des émotions, c’est même ce qui

nous différencie des robots, des machines, et nous maintient dans l’état d’humains. Mais on ne doit pas

utiliser ces émotions de manière abusive ou excessive dans le but hypocrite d’obtenir un avantage ou un

privilège.

Continuons dans l’exemple :

Le candidat Zemmour, dans son programme, prévoit, s’il est élu, de supprimer pour les étrangers, et donc de réserver aux seuls nationaux (les Français), les aides sociales non contributives.

Deux points de vue s’opposent alors :

Les antifas : c’est scandaleux !

La fachosphère : c’est normal, on applaudit !

Ne pourrait-on pas trouver une voie médiane ?

Il existe des cas, des situations individuelles pour lesquels l’aide sociale est normale, juste et justifiée et

dans lesquels il serait effectivement scandaleux de la supprimer.

Mais les antifas disent qu’il faut la maintenir dans tous les cas.

Et il existe d’autres cas où l’aide sociale est attribuée alors que non méritée et il est alors scandaleux de

l’attribuer et normal de la retirer.

Mais la fachosphère souhaite la retirer dans tous les cas.

Peut-être donc que la solution passe par un cas par cas que, pour des difficultés organisationnelles on a

toujours refusé de mettre en place.

Commencer par reconnaître cela. Admettre des exceptions dans les deux camps.

Puis vient le temps de la comptabilité. Le désaccord provient souvent de là : l’impossibilité de quantifier précisément. Et donc fantasmer la réalité. Imaginons que nous ayons la possibilité par je- ne- sais quel moyen, de connaître avec précision, sans aucun doute sur la méthode de comptage ni sur l’exactitude des résultats, la répartition de tous les cas dans les deux types de cas cités plus haut.

Peut-être alors découvririons-nous que ce qui sépare et crée le désaccord, ce sont les critères qui décident qu’un cas est acceptable ou ne l’est pas. Le diable se cache dans les détails.

Il faudra alors re-discuter de ces critères et alors peut-être serons nous revenus au point de départ.

Mais peut-être aurons-nous avancé, discuté, envisagé la réalité différemment. Et pour peu que les valeurs de départ n’aient pas été trahies, le chemin effectué n’aura pas été vain.

Autres sujets qui auraient pu servir d’exemple et pour lesquels on pourrait faire débattre des droitards

patriotes identitaires avec des antifas d’extrême gauche en appliquant la même méthode de discussion :

- les délinquants étrangers : traitement identique aux Français ou expulsion ?

- les migrants : accueil inconditionnel ou protection du territoire et retour au pays ?

- le comportement des arabo-musulmans à l’égard des femmes

- le racisme systémique

- le wokisme

- l’islamo-gauchisme : mythe ou réalité ?

- l’expansion de l’islam en France : accueillir, ouvrir, accepter ou rejeter, combattre, résister ?

- la chasse : une tradition à perpétuer ou une pratique dépassée, nocive et à combattre ?

- la consommation de viande : une tradition à perpétuer ou une pratique dépassée, nocive et à combattre ?

- les armes à feu : détention, possession, utilisation, entrainement, circulation...

- le nucléaire : pour ou contre ?

- la consommation de stupéfiants : interdiction, réglementation ou libéralisation

- l’alcool : prohibition ou légalisation ?

- la vitesse sur les routes

- l’utilisation des transports en commun

- les énergies renouvelables (éolienne, solaire, géothermique...) à développer ou à arrêter ?

Le club du bouton rouge

Le club du bouton rouge est conditionné pour toujours appuyer sur le bouton rouge.

Quoiqu'il arrive, devant un choix, c'est toujours sur le bouton rouge qu'il a appris à appuyer.

C'est pas comme si quelqu'un l'avait décidé comme ça pour lui tout seul ...

Non, là c'est le président du club interplanétaire du bouton rouge.

Toute son action est orientée vers un seul geste : appuyer sur le bouton rouge.

Pourtant, devant une question dont la réponse pourrait entrainer la destruction de l'Etat, de l'Humanité,

voire de la Terre entière, il serait fort inconvenant de la part de la personne décidant in fine, de ne pas

choisir la voie de la paix et de la vie.

Par conséquent, il vaut mieux essayer de convaincre le Président de ne pas apuyer sur le bouton, quitte

à renoncer à a des choses (des biens, des positions, des valeurs ?) qui nous paraissaient jusqu'ici

parfaitement indiscutables et inaliénables.

Devant la certitude de la fin du monde, reste-il quelque chose qui ne mérite d'être reconsidéré ? Non.

Tout mérite d'être reconsidéré.

Consultation sur le numérique

On entend souvent l’argument selon lequel le monde numérique nous est imposé. Que nous n’avons pas été consultés pour donner notre avis, le ...