mardi 11 mars 2025

Sûr de rien

Je crois que je ne suis sûr de rien. Ou peut-être si, de certaines choses quand même. Il y a peut-être des choses dont je suis sûr. Mais ce n’est pas certain. Voilà.

On va faire avec. Je n’ai aucune certitude. Je suis en réflexion permanente.

Tout en évitant de devenir une girouette, je m’efforce de rester toujours ouvert au changement, pour autant que celui-ci ait la puissance nécessaire pour dépasser le point de réflexion auquel j’étais parvenu auparavant. L’exercice est souvent périlleux et le chemin de crête sur lequel je dois circuler est souvent étroit. Je dois parfois jouer au funambule.

Rien n’est certain, sauf la mort. 

Mes doutes, mes incertitudes

Ne suis-je pas en train de nourrir une certaine forme de naïveté, voire d’irresponsabilité à prôner une société anti-industrielle, anti-productiviste, anti-extractiviste, anti-numérique et décroissante ?

Certes, ce projet semble très tentant et séduisant, mais est-il vraiment réaliste ?

Ne suis-je pas tombé dans l’utopie ?

On est sur le terrain des convictions, et non pas des certitudes.


Toutes mes idées, toutes mes convictions sont provisoires. Elles sont les miennes jusqu’à ce que des idées ou des opinions plus justes les détrônent.

Les principaux critères qui constituent le fondement de mes idées sont la vérité, la justice et la préservation de la vie dans le bonheur partagé pour les humains sur la Terre.

Je m’efforce de toujours conserver un esprit critique pour former mes opinions.

Je veille à me tenir à l’écart des « mauvaises raisons ». En effet, j’ai observé que de nombreuses personnes, dans le milieu militant notamment, ont adopté des opinions et agissent pour de mauvaises raisons.

Ces mauvaises raisons peuvent être par exemple :

- la fidélité aveugle à son groupe (désir de rester intégré), à son camp (ne pas trahir)

- les conflits de loyauté (être tenu par une dette morale)

- la recherche d’une image personnelle valorisante

- la fréquentation de sources d’information non fiables, voire manipulatrices

- des erreurs de raisonnement logique

- un intérêt matériel, financier ou relationnel

Souvent mes positions, mes opinions, mes convictions, mes croyances, mes connaissances, mes principes et mes valeurs sont liées entre elles, et parfois même, reposent les unes sur les autres en formant une pyramide. Mais pas toujours.

De sorte que la remise en question de certaines idées oblige, par souci de cohérence, à en déplacer d’autres.

C’est pourquoi il est parfois difficile, voire impossible de changer d’idée puisque cela m’obligerait à abandonner une idée supérieure à laquelle je suis profondément attaché, toujours en vertu des principes de vérité, de justice et de bonheur humain que j’ai cités pus haut.

À la base de la pyramide, il y a des connaissances auxquelles j’accorde le degré de certitude le plus élevé. Ce sont par excellence des connaissances mathématiques, des lois physiques et des certitudes morales. Typiquement, cela sera quelque chose du genre :

« Deux plus deux égale quatre »,

« Le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés. »,

« Dans un référentiel galiléen, le vecteur vitesse du centre d'inertie d'un système est constant si et seulement si la résultante des vecteurs forces qui s'exercent sur le système vaut le vecteur nul. »,

« La croissance infinie est impossible dans un monde fini. », 

« Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse. ».

J'en profite pour citer Pièces et main d'œuvre :
Les lois physiques, notamment celle de l’entropie, produisent déjà leurs effets sur le milieu naturel dont dépend notre survie. Les ignorer relève de l’obscurantisme, de la folie suicidaire, et ni « l’électrification des usages », ni l’« intelligence » artificielle n’y changeront rien. Les faits sont définitifs."

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