Les oppositions
Texte à rapprocher d’un autre texte de mon blog intitulé « Réconcilier les extrêmes »
Israël/Hamas
Ukraine/Russie
Union Européenne
Transhumanistes/Décroissants
Laïcs/Croyants : catholiques intégristes, islamistes djihadistes, autres…
Antifas/Fachosphère
LFI/RN
Chaque fois, dans chaque cas, chaque camp est sincère et convaincu de se battre pour le Bien. Chaque camp se considère comme le camp du Bien, confronté au camp du Mal.
Le combat contre l’adversaire est perçu comme une mission centrale ne souffrant aucune modération. C’est ce qui explique qu’il lui est impossible (à chaque camp), de renoncer, de reculer, de faire marche arrière, le moindre compromis, la moindre concession étant vécue comme une défaite, un début de capitulation, voire une forme de lâcheté. Et ce manichéisme se prolonge et se retrouve à une plus petite échelle, à l’intérieur des partis politiques par exemple.
À ce compte-là, comment espérer faire changer l’adversaire ?
D’abord en reconnaissant ce qui vient d’être énoncé, c’est-à-dire en acceptant l’idée que « ceux d’en face » ne sont pas des monstres, qu’ils sont simplement des humains comme nous, qui sont comme nous, convaincus d’avoir raison, d’être dans le Vrai, de se battre pour le Bien et qu’à ce titre je dois voir dans leur engagement, leur combat, leur cause, et dans le refus de céder du terrain, le même courage que celui que mon camp met à faire la même chose.
Ensuite, je conseillerai de procéder à une introspection personnelle originale : qu’est-ce qui a fait que j’en sois arrivé à être dans ce camp pltôt que dans celui d’en face ?
Quels ont été les éléments-clés (extérieurs à moi) qui m’ont conduit, poussé, vers ce camp ?
Probablement devra-t-on se plonger dans sa propre histoire familiale, ses racines transgénérationnelles, sa généalogie, sa culture. Mais aussi d’autres éléments : a-t-on été en continuité ou au contraire en rupture ou en opposition avec nos valeurs familiales ?
Au-delà de la seule piste familiale, il faudra aussi explorer les événements extérieurs, humains ou non-humains, qui ont jalonné notre parcours ou ont été déterminants dans nos choix de vie : des rencontres, des expériences, des événements, des déclics, des prises de conscience, des réalités traumatisantes, marquantes, révoltantes, émancipatrices, fondatrices ; mais aussi des motifs moins nobles, moins avouables, comme des conflits de loyauté, des ambitions secrètes, des convoitises cachées, des peurs irrationnelles...
Pourquoi ? À quoi tiennent ces différents choix, ces différentes évolutions : pas toujours de bonnes raisons. Et quand bien même.
Prendre conscience, réaliser que ces choix auraient pu être différents voire inverses si nous nous étions trouvés dans une situation, ou simplement des circonstances, différentes ou inverses.
Dès lors, prendre conscience et réaliser la relativité de ces choix et positionnements. Leur relatiuvité versus leur absolue vérité.
Enfin, il s’agit de peser, de mesurer le pour et le contre : devant une alternative de choix, quels seront les conséquences de chaque choix ? Évaluer les conséquences du renoncement, comme celles, à l’inverse, de l’obstination.
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