La
sexualité n'est-elle légitime que lorsqu'elle se pratique et se
vit dans le consentement ?
Aujourd'hui, notre société accepte majoritairement l'idée que la sexualité se pratique entre deux personnes adultes consentantes. Elle y voit là une condition nécessaire et suffisante.
Mais qu'appelle-t-on exactement « consentement »? Quelle valeur donner à ce consentement ? Et comment savoir si ce consentement n'est pas leurre ? Entend-on « que chaque personne en retire du plaisir ou quelque autre avantage. »
C'est ici que commence la dérive dangereuse qui amène vers la prostitution. On parle de « consentement forcé » pour la prostitution.
Concernant la prostitution, il faut distinguer deux situations bien différentes :
- la prostitution avec proxénète (réseaux ou pas)
- la prostitution sans proxénète (occasionnelle ou régulière)
La
première est la plus répandue et elle relève de la traite des
êtres humains. Elle doit être condamnée sans aucune discussion.
Je l'écarte donc du sujet.
Le
sujet concerne donc les personnes qui se prostitueraient «de leur
plein gré », considérant leur corps comme un outil de
travail et la location de celui-ci comme un contrat entre deux
adultes consentants. Les défenseurs de ce type de prostitution
assimilent la vente ou l'achat de services sexuels à un travail
ordinaire. Lorsqu'un ouvrier vend sa force de travail, il n'en
retire lui non plus a priori aucun plaisir, seulement un avantage :
son salaire. Ce serait donc pareil pour les prostitué(e)s. Les
opposants à toute forme de prostitution brandissent alors
l'argument de la dignité
humaine qui
distinguerait le travail d'un ouvrier de l'acte de se
prostituer.
Moi, partisan de l'abolition de la prostitution, je déclare et j'affirme que la sexualité ne devrait être légitime que lorsqu'elle se pratique dans le consentement total et réciproque.
Je me déclare fervent partisan de l’abolition de la prostitution. Ainsi abolitionniste, je me sens soudain drapé de la fierté et de l'honneur de participer à un combat d'avant-garde, humaniste et moderne. Je fais donc ici un choix moral assumé. Une morale humaniste et laïque.
Puis je soulève une question. En effet, une fois ce parti pris abolitionniste affirmé sans la moindre ambiguïté, je me sens donc autorisé à poser un nouveau problème et je laisse le soin à ceux qui le veulent de faire un lien ou non avec le sujet précédent.
Au nom de l'égalité entre les sexes, que pouvons-nous faire, nous défenseurs de l'égalité et pourfendeurs d'injustice et de souffrances pour que chaque personne sur cette Terre puisse avoir, quel que soit son sexe, un égal accès à l'amour et donc à la sexualité ?
Parce que le fond du problème réside dans l'inégalité, les inégalités, l'équilibre ou le déséquilibre dans les relations homme-femme. Sur le marché de l'amour, du sexe, de la rencontre sexuelle, du désir, du plaisir, il faut regarder les choses en face : il y a un déséquilibre évident entre l'offre et la demande. Et surtout, hommes et femmes ne sont pas logés à la même enseigne, loin s'en faut ! Si l'on se place uniquement sur un plan quantitatif, il n'est qu'à se pencher sur les sites de rencontres pour observer ce déséquilibre évident qui fait qu'une femme a beaucoup plus de chances et de facilités pour rencontrer un homme que l'inverse.
Je sais bien que la prostitution ne serait pas une solution juste, humaine et digne à ce problème d'inégalité. C'est pourquoi je suis partisan de son abolition totale, je le répète volontiers.
Une fois toute prostitution abolie, il resterait un problème antérieur et dont la prostitution n'est sans doute qu'une conséquence consubstantielle : l'inégal accès des hommes et des femmes aux plaisirs sexuels.
Il est évident que dans une société totalement libérée dans laquelle chaque homme, chaque femme aurait un accès total, libre et illimité au plaisir avec chacun ou chacune, aux plaisirs sexuels, alors la prostitution n'aurait plus lieu d'exister.
Autrement dit, c'est parce que les femmes brident les hommes dans leur libido que certains sont obligés de payer pour obtenir ce qu'ils désirent. C'est parce que les femmes se refusent, et qu'elles créent une compétition féroce pour avoir accès à leur corps, que certains sont contraints d'en passer par l'achat de services sexuels. Il est évident que si les mêmes services leur étaient offerts sans payer, il n'auraient pas recours à la prostitution.
Ces femmes promptes à défendre la dignité humaine lorsqu'il s'agit de celle des femmes, s'honoreraient à reconnaître le problème soulevé dans ce texte, et qui est d'abord celui des hommes. Peut-être même accepteront-elles de rechercher une solution ?
Moi, partisan de l'abolition de la prostitution, je déclare et j'affirme que la sexualité ne devrait être légitime que lorsqu'elle se pratique dans le consentement total et réciproque.
Je me déclare fervent partisan de l’abolition de la prostitution. Ainsi abolitionniste, je me sens soudain drapé de la fierté et de l'honneur de participer à un combat d'avant-garde, humaniste et moderne. Je fais donc ici un choix moral assumé. Une morale humaniste et laïque.
Puis je soulève une question. En effet, une fois ce parti pris abolitionniste affirmé sans la moindre ambiguïté, je me sens donc autorisé à poser un nouveau problème et je laisse le soin à ceux qui le veulent de faire un lien ou non avec le sujet précédent.
Au nom de l'égalité entre les sexes, que pouvons-nous faire, nous défenseurs de l'égalité et pourfendeurs d'injustice et de souffrances pour que chaque personne sur cette Terre puisse avoir, quel que soit son sexe, un égal accès à l'amour et donc à la sexualité ?
Parce que le fond du problème réside dans l'inégalité, les inégalités, l'équilibre ou le déséquilibre dans les relations homme-femme. Sur le marché de l'amour, du sexe, de la rencontre sexuelle, du désir, du plaisir, il faut regarder les choses en face : il y a un déséquilibre évident entre l'offre et la demande. Et surtout, hommes et femmes ne sont pas logés à la même enseigne, loin s'en faut ! Si l'on se place uniquement sur un plan quantitatif, il n'est qu'à se pencher sur les sites de rencontres pour observer ce déséquilibre évident qui fait qu'une femme a beaucoup plus de chances et de facilités pour rencontrer un homme que l'inverse.
Je sais bien que la prostitution ne serait pas une solution juste, humaine et digne à ce problème d'inégalité. C'est pourquoi je suis partisan de son abolition totale, je le répète volontiers.
Une fois toute prostitution abolie, il resterait un problème antérieur et dont la prostitution n'est sans doute qu'une conséquence consubstantielle : l'inégal accès des hommes et des femmes aux plaisirs sexuels.
Il est évident que dans une société totalement libérée dans laquelle chaque homme, chaque femme aurait un accès total, libre et illimité au plaisir avec chacun ou chacune, aux plaisirs sexuels, alors la prostitution n'aurait plus lieu d'exister.
Autrement dit, c'est parce que les femmes brident les hommes dans leur libido que certains sont obligés de payer pour obtenir ce qu'ils désirent. C'est parce que les femmes se refusent, et qu'elles créent une compétition féroce pour avoir accès à leur corps, que certains sont contraints d'en passer par l'achat de services sexuels. Il est évident que si les mêmes services leur étaient offerts sans payer, il n'auraient pas recours à la prostitution.
Ces femmes promptes à défendre la dignité humaine lorsqu'il s'agit de celle des femmes, s'honoreraient à reconnaître le problème soulevé dans ce texte, et qui est d'abord celui des hommes. Peut-être même accepteront-elles de rechercher une solution ?
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